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09 mars 2016

Manifestation contre la loi travail à Strasbourg.

 

 

 

 

 

Des milliers de personnes se sont réunis, mercredi 9 mars, à Strasbourg. L'évement est resté calme malgré quelques tensions entre les étudiants et les forces de l'orde à la fin.

Cette manifestation fait écho a l'appel national contre la loi travail qui a réuni de 225 à 500 milles personnes en France.

 

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En début de cortège, chez les lycéens et étudiants,, l'ambiance est clairement à la révolution. Les slogans raisonnent entre les murs de la Petite France: "Et P, comme pourris, et S comme salauds, le PS". Les syndicats, CGT en premiere ligne, ont assuré l'ambiance musicale et contestataire.

 

La plupart des gens sont clairement de gauche, et très déçus du gouvernement actuelle. Ce gouvernement a non seulement réussi a ne pas faire un programme de gauche, mais a mis en oeuvre ce que la droite n'avait pu faire: fin des 35h, cadeaux généreux au patronat, assassinat d'un manifestant écologiste (Rémi Fraisse), mise en prison de syndicaliste (GoodYear), accueille non-digne des réfugiers, etc...

 

Dans le cortège, nous entendons aussi "Mais, moi je le dis, je voterai la blonde". Oui, la colére fait aussi revenir le raciste et la betise.

 

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29 novembre 2015

Recep Tayyip Erdoğan, le meilleur avocat de la séparation de la Turquie.

Un qaurtier de Silvan/Farqîn juste aprés la réouverture de la ville.

Le 1er novembre 2015, après l'échec de la formation d'un gouvernement de coalition issue des élection précédente (juin 2015), l'AKP, obtenait une majorité confortable. La campagne s'est faite dans la peur et sous pression économique. Le programme de M. Erdogan se résumant à "C'est moi ou le chaos".

 

Et, il y avait de bons arguments dans ce sens : sans majorité, il aurait été de nouveau impossible de former un gouvernement, ce qui aurait déstabilisé l'économie, et aurait pu conduire à une crise économique. De plus, M. Erdogan dispose de multiple leviers de pressions financiers publiques (retraites, logements, fonctionnaires...). Sur place, au Kurdistan, certains disent avoir voté pour l'AKP par crainte que leurs retraites ne soient coupées (crise économique, chaos).

Voir aussi la Lettre d’un ouvrier : « Pourquoi j’ai voté AKP ? »
http://www.kedistan.net/2015/11/17/lettre-dun-ouvrier-pourquoi-jai-vote-akp/

Pour finir, il utilise la force armée pour dissuader les récalcitrants: Au Kurdistan, la "polis" (police en turque) patrouille dans des véhicules blindés, armée de fusils d'assaut.

Les gens très pieux, attirés par le conservatisme religieux du président turc, et ainsi que des kurdes pieux, le louent également: Un si bon croyant, dans la tradition, ne peut que bien gouverner.
Autant de raisons qui ont donné le résultat que l'on sait.

Une fois son pouvoir sauvé, on aurait pu penser que la pression dans le sud-est de la Turquie (Kurdistan du nord, Bakûr), et sur la presse dans tout le pays se serait doucement desserrée. Mais, c'est tout le contraire qui se produit.

La semaine dernière deux journalistes ont été arrêtés pour avoir divulgué des informations montrant le soutien de la Turquie à Daech.
http://www.kedistan.net/2015/11/27/journalistes-dundar-et-gul-derriere-les-barreaux/

Et pour ajouter à ce climat délétère, Tahir Elçi, Président du Barreau de Diyarbakır, assassiné hier (28/11/15).
http://www.kedistan.net/2015/11/28/tahir-elci-assassine-diyarbakir/

Depuis, le 1er novembre, et le triomphe électoral, la "sale guerre" reprend de plus belle. Au Kurdistan du nord, le scénario est souvent le même, excédées par la pression et les mauvaises conditions de vie (coupures d'eau, électricité, chômage, pauvreté...), les populations manifestent et, parfois, veulent s'organiser elles-mêmes et s'auto gérer (administration, sécurité, etc.). Ce genre de mouvements, ne plait à aucun gouvernement central, mais en Turquie cela prend une autre tournure : aucune négociation, les militaires sont envoyés pour le "nettoyage"

- à Amed (Diyarbakir, capital virtuel du Kudistan), plusieurs quartiers sont le théâtre "operasyon". Ce qui signifie barricades et échanges de coup de feu. Dans certains endroits, les rues sont trop étroites pour les blindés turcs, et les insurgés ne peuvent pas être facilement délogés.
- Silvan (ville de 100 000 habitants a 80km d'Amed), plusieurs quartiers ont été nettoyés. Les gens ont souvent tout perdu. Les militaires ont attaqué à l'arme lourde (voir photos). Le siège de Silvan a duré 13 jours sans eau, sans électricité et sans accès.

Voir Silvan, Turkey after the riot between locals and Turkish forces

et Martyr burial in Silvan/Farqîn. Anger against the Turkish government

 

Un enfant dans les rue de Silvan apres le passage des force de l'orde turque

La maison de cette homme a été en partie détruites.

 

 

- à Nusaybin depuis 14 jours (au 29/11), la ville est coupée. Il y a peu d'info. Les tentatives de négociations par les représentants du parti d'opposition HDP, ont été dissous par la force.
- à Hakkari (extrême sud-est, les manifestations sont dissoutes par la force
- depuis mardi 24 novembre, la petite ville de Dêrîk, à 80km de Mêrdîn, est assiégée. Il y a des tirs, des maisons détruites, des incendies. Les gens restent terrés chez eux. Voici quelques photos des gens sous les balles des forces trucs.

 

 

Ömer Kıran - Mobile Uploads | Facebook

Une image sur les ´reseau social:

Evimize roketli saldırı

 

Une vidéo amateur d'un habitant de Dêrîk

 

 

Leyla Kıran - Mobile Uploads | Facebook



Leyla Kıran posted this photo on 2015-11-26. 1 likes. 0 comments. 0 shares.

 

 

Officiellement, et aussi dans la plupart des médias diffusés en Turquie, ces opérations sont justifiées par la lutte contre le terrorisme du PKK. Ce qui explique la complaisance des électeurs "non-kurdes", même des opposants à l'AKP, comme le CHP (partie kémaliste). "non-kurdes" signifient, ici, les gens n'ayant pas d'héritage culturel kurde et s'informant par les médias classiques en langue turcs, la gauche exclue.
De ce point vue, vue d'Istanbul, d'Izmir, d'Ankara, de Trabzon, d'Antalya, cette lutte armée est parfaitement justifiée et soutenue.
Les témoignages sur place contredisent cette version. D'après eux, c'est bien la population locale, sans lien direct avec le PKK, qui manifeste et résiste. Le PKK n'étant présent que caché dans les montagnes. Ils attaquent sporadiquement des militaires turcs mais jamais en ville.

Quel que soit la vérité : PKK ou non, ces actions font grandir la fracture entre les kurdes et la majorité turcs. Et les morts, des deux côtés, deviennent des martyrs qui entrainent la famille, les amis, encore plus, dans la violence et la colère.

Un martyr, quel que soit son côté, entraîne des pleurs, une mère brisée, rapproche des frères, des cousins de la lutte armée, créé du désespoir, rapproche la résistance armée comme seule solution viable, et éloigne la paix...

Les actions militaires en Kurdistan du nord, et en particulier des forces militaires turques qui visent principalement des civils, fabriquent, à grand-échelle, des martyrs et de la colère.


Il faut aussi rappeler que les langues kurdes, ne sont plus interdites, depuis 2002 seulement. Que les marques de la sale guerre des années 80/90, sont encore bien présentes. Les jeunes (de 20-40ans), ont grandi devant les fusils et les tanks de l'armée turque attaquant leurs villages. Ils ont grandi avec la peur d'être arrêtés au cas où un mot en kurde leur échapperait..

Dans ces conditions, sous cette pression sécuritaire, la peur au ventre d'être pris pour cible par un militaire turc, la discrimination économique et culturelle... La grande majorité fait allégeance au mouvement pro-kurde comme l'HDP, mais aussi les mouvements armés comme l'YPG et le PKK. Les murs des villes sont tapissés de "PKK, YPG, HDP, Öcalan".

Pour remettre du contexte, l'YPG, basé à Rojava (Kurdistan en Syrie) est officiellement un groupe terroriste, mais ce sont aussi les seuls qui combattent Daech, qui ont sauvé Kobané, les Yezidies, et qui ont participé à la reprise de Schengal. Pour les kurdes, et d'autres populations de la région, ce sont des héros. De plus, contrairement à beaucoup de forces armées, beaucoup de femmes se battent au sein de l'YPG. Sans leur ténacité, il est clair que Daech aurait pris le contrôle des régions kurdes en Syrie. L'YPG est lié au PKK.

Erdogan creuse le fossé entre la république turque et la minorité kurde. Erdogan a désormais les pleins pouvoirs, il peut décider pratiquement de tout. Ils écrasent par la force tout mouvement d'opposition que ce soit dans la presse, dans la rue (manifestations), et bien sûr tout tentative d'auto gestion.

Pour la 1er fois, des turcs "modernes" (ayant des idées pacifiques, laïques et ouvertes, opposés aux conservateurs religieux), parlent ouvertement d'une séparation géographique de la république.


Une personne cite le cas de la guerre d'Algérie : "Un état ne peut pas se battre, sans fin, contre un peuple. Peut-être qu'un jour Diyarbakir ne fera plus partie de la Turquie".

 

Alors, en fin de compte, avec sa politique autoritaire et militaire, son conservatisme religieux, son déni de démocratie, peut-être que le président Tayip Reccep Erdogan, est le meilleur avocat d'un grand Kurdistan.
Il est possible qu'un jour, excédés par la discrimination, la violence, la peur, les gens se rebellent vraiment. Si ce jour arrive, espérons que le sang ne coulera pas, pas trop…

S'il vous plait, rappelez-vous des erreurs du passé, en Algérie, en Syrie, et donnez aux gens ce que tout le monde souhaite : respect, un peu de liberté, du pain, de l'eau et de la lumière.

 

Une manifestation à Amed/Diyarbakir

 

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01 novembre 2014

Journée mondial de mobilisation pour Rojava. Environ 7000 manifestants à Francfort sur le Main, 25 000 en Allemangne

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Le 1er novembre 2014 a été déclaré journée mondiale de mobilisation pour Rojava et de la cause Kurde. À Francfort, la manifestation a réuni environ 7000 personnes. Le cortège s'est fait entendre dans le calme, sous l'oeil de la police. Au total en Allemagne, on parle de 25 000 manifestants.

 

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Rojava est le nom kurde pour "Révolution au Kurdistan Syrien". Depuis, les guerre civil syrienne, cette région, située á la frontiere avec la Turquie, jouie d'une autonomie démocratique. Les loyalistes à Bachar Al Assad ayant d'autre "chat à fouetter", le gouvernement Syrien laisse cette région tranquille.

Une organisation en canton (le nom vient des cantosn suisses) s'est mis en place. Les décisions seraient prises de maniere collectifs, démocratique et paritaire.

Malgré cette réussite, cette information n'est jamais arrivé aux oreilles des occidentaux. Les journalistes de nos démocraties, ayant découvert les kurdes, il y a environ 2 mois. Les kurdes étant passés, dans les écrits, de terroristes à sauveurs du monde civilisé.

Les kurdes terroristes ?

  • Les kurdes d'Iran ? Qui subissent la dictature Iranienne, comme tout iranien.
  • Les Kurdes d'Irak ? Cela serai oublié la bonne marche de cette région. Seul entité gouvernemental suffisamment pour résister à l'État Islamique.
  • Les kurdes de Syrie ? Qui ont subbisent une spoliation de Damas? Qui n'est pas reçu de papiers d'identités ?
  • Les Kurdes de Turquie ? Le PKK? Oui, le PKK a été trés violent, attaquant les force turcs. Mais cette violence n'est que le miroir de la discrimination, de la torture, du génocide culturels opéré par la république turque depuis sa création. Sans oublié les bombardements des villages kurdes, les sans-abris, les réfugiés...

Depuis 2000, le PKK et son idéologie a évolué. On ne parle plus d'état Kurde, on parle d'autonomie et de respect des cultures. Le PKK demande une certaine autonomie locale, que le gens jouissent de leur cultures (langues, musiques, danses...), la fin de la pression sécuritaire.

Le PKK qui sauvent les Yézidis de Shingal, pendant que le reste du monde ne bouge pas le petit doigt, mérite-t-il le rend de terroriste ? Le PKK (ou le YPG) qui défends corps et âme le canton de Kobanê contre les fou de dieu, mérite-t-il le rends de terroriste ?

 

Oui, la colère et la mémoire des turcs vis-a-vis du PKK se justifie. Mais cette violence, bien mise en valeur dans leur médias, n'est que miroir de la violence commis par les militaires turcs, et cette violence la a été passé sous silence.

 

Voir le documentaire "Close-Up Kurdistan".

Les manifestants considèrent le PKK comme le défenseur du peuple. Considérer le PKK comme une organisation terroriste, signifie considérer leurs militants et sympathisants aussi comme des terroristes. C'est un sentiment d'insulte.

 


Internationalen Aktionstages für die... par Nicolas_Det

 

 

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Voici les revendications entendus pendant la manifestation:

- Appel aux occidentaux pour qu'ils aides les kurdes de Rojava (Kurdistan en Syrie, dont Kobanê) humanitairement et militairement.

- Appel à la Turquie pour qu'elle laisse passer le ravitaillement kurde en Syrie et qu'elle arrête d'aider l'État Islamique.

- Enlever le PKK de la liste des organisations terroristes.

- Reconnaître Rojava (Kudistan Syrien).

- Reconnaître le peuple kurde, son identité et sa culture.

 

 

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30 juin 2014

Madrid - huelga de Hambre - Noviembre 2013

Madrid - huelga de Hambre - Noviembre 2013

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29 novembre 2013

Loi de "sécurité" en Espagne

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de la manifestation du 29/11 a quelques pas du siege du PP

Le gouvernement Espagnol de Rajoy met en place une nouvelle loi de sécurité limitant les droits de manifestation et de grève.

Le jeudi 28 novembre, 11 militant "d'extremes gauches" qui participaient a une manifestation ont été arrêtés et sont actuellement en attente de jugement.

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Cristina Cifuentes, du PP, traite les détenus de personnes d'extreme gauche, et les manifestants traitent le PP d'extreme droite. Cela donne une idée de l'ambiance politique du pays.

 

Une manifestation de soutient et de protestation contre le partie au pouvoir le PP (Partido Popular, le partie populaire), a été planifié devant le siège du parie, le vendredi 29. Mais les forces de police l'ont empêché et ont bloqué l'acces. Quelques centaines de manifestants, un milier au plus fort, ont réussi à forcer le barrage, pour sortir dans la rue, et ont marchés jusqu'a "la plaza de Castilla".

 

La police n'as pu empêcher cette sortie. Cette manifestation est non-autorisé, et les manifestants risquent des soucis judiciaires.

 

Voici quelques exemples sortie de la nouvelle loi de sécurité "el ley seguiridad". Traduction d'un article dans le journal publico et un autre de la RTVE (télévision nationale)

Amende de 30 001 à 600 000€ pour les infractions trés graves;

  • participation à une manifestation non-autorisée pres d'infrastrucutre critique qui pourrait causé un préjudice dans son fonctionnement.
  • si une personne est coupable de 3 "infraction graves"

Amende de 1 001 à 30 000 les infractions graves;

  • pour rassemblement non-autorisé devant les édifices et institutions de l'état
  • perturbation graves d'une célébration religieuse
  • perturbation l'ordre publique en masquant son identité.
  • Offense ou outrage à l'Espagne, régions, ou représentations locales ou a ses institutions, , symbole, hymne ou emblème sur n'importe quel média.

Amende allant jusqu'a 1 000€ ,les infractions élevées

  • Participation à une manifestation non-autorisation.

 

En plus de cette loi, c'est le climat général d'extrême droite, et de non-écoute, qui iritent et indigne une partie des espagnoles.

Le PP est clairement à très conservateur, voir d'extrême-droite. Il affiche aussi sa préférence religieuse: le catholicisme.

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21 novembre 2013

Fin de la grève de la faim à Madrid

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Ce Jeudi 21 Novembre, Jorge, Àlex, Gisela et Frank ont arreté leur grève de la faim dans l'émotion et un esprit combatif.

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Un centaine de personne, dont expectionelement quelques médias, ont assistés à la "conférence" de presse vers 12:30. La RNE (Radio Nacional de España) était aussi présente et voulait retransmettre l'évenement en direct. Aucune trace n'est visible (podcast, dépeche, information) sur leur site.

 

Seul les médias indépendents ont vraiement publiés quelques choses. Ici, une vidéo (en espagnol)  de l'intervention de Jorge.

La grève de la faim prend donc fin: Jorge: 41 jours, Gisela: 35 jours, Alex: 35 jours, et Frank 21 jours.

Les grévistes, malgré tant de temps sans manger paraissent en forme.

Lors de son intervention, Jorge a remercié tout les soutiens et aussi invité les gens a prendre conscience de ce qui se passe: pauvreté, regression sociale et démocratique. Il dénonce les grand médias qui ignorent les mouvement de contestation.

Enfin "De faire de ce monde, un monde meilleur".

On scande "qui sait peux", et "Démission du gouvernement".

Les mineurs, qui protestent eux aussi, étaient présents et ont invité tout le monde à la grande marche prévu pour mars 2014. Leur objectif est de réunir 1 million de personnes a Madrid et d'occuper la ville.

Quelques "personne mûres" habilés d'un jasuble "yay@flautas Madrid", ont remercié et encouragé ces "jeunes" pour montrer l'exemple. Les larmes n'ont pu être retenus.

 

 

 

 

 

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20 novembre 2013

Grève de la faim: Jorge Arzuaga

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Jorge, 25 ans, diplômé ingénieur en génie-civil. Aujourd'hui, il en es à 40 jours sans manger. Il est l'iniciateur du mouvement. Sur son visage on ressent une fatigue physique bien compréhensible. Et peut-être aussi un certaine lassitude. Comment pourrait-it en entre autrement après 40 jours de protestation, sans manger, dans la rue. Et depuis quelques jours, le froid qui est arrivé sur la ville. 

Mais, Jorge surprend par sa force et son sourire qui rafraîchis son visage qu'on on lui parle, qu'on on lui dis bonjour, quand on lui fait la bise, quand on partage un "abrazo" (mot espagnol qui signifie prendre dans les bras).

Jorge:

"(lorsqu'il a commencé la grève de la faim) Je n'avais pas tant de résultat précis."

 

"Évidement, on ne va pas obtenir la démission du gouvernement, mais ce qui s'est passé devrait réactiver la citoyenneté, la prise de conscience. C'est une tâche de conscience citoyenne, et, en ce sens, je pense que nous avons apporté une pierre a l'édifice."

"les choses positives, c'est clairement la solidarité et l'amour des gens. Il y a beaucoup de gens qui nous ont soutenu"

"Les (choses) négatives, parfois, de voir toutes nos divisions et comprendre si cela reste ainsi, nous ne pourront rien changer. La situation est très grave et le temps jour contre nous. nous avons moins de droit, il y a des gens qui se battent pour survivre"

"C'est mon sentiment: de voir toutes ces divisions". "[il faut] laisser nos différence, et se battre ensemble."

 

"[Quand la grève de la faim sera terminé], je dois beaucoup méditer, bien penser à tout. Aujourd'hui, je ne suis pas en situation de prendre une décision".
Les médias espagnoles n'ont pas ou pratiquement pas parlé de cette protestation. Mais a l'étranger un petit peu.
"On a parlé de nous, principalement a travers les réseaux sociaux. Par exemple, c'est sortie dans un journal allemand et pas ici. C'est que en Espagne, c'est vraiment incroyable, ce que nous vivons. Moins de droit, comme le gouvernement qui veux sortir des lois pour limiter le droit de protestation/manifestation, ou recevoir des amendes pour avoir protester. C'est criminaliser la lutte."
"Et au niveaux des médias de communication, on a vu comment les grands... qui décident de ce qui se publie?!
Au final, c'est une grande manipulation, et pas seulement on ne diffusant pas les informations, mais aussi dans les ots qui'ils utilisent"
"Imagine d'une personne qu'ils nomment dictateur de je ne sais quoi.... Du coup, il crée l'idée que cette personne est un dictateur..
"En vrai, où est la démocratie, ou est-ce que le peuple décide réellement ce qui lui importe ? Et qui est gouverné pour le bien-être du peuple ? et pas par des intérêts économiques?"
"On vois que les marchés votent tout les jours et nous? touts les quatres ans, et ils peuvent mentir dans leur programmes [politiques]".
"Du coup, quand on me parle de dictature... En faites, qui vie aujourd'hui dans une dictature?"
"moins de libertés, moins de droits, beaucoup de sacrifices d'un coté, et beaucoup de privilèges pour l'autre"
"beaucoup de charge pour les uns, beaucoup d'inpunité pour l'autre"
"et cela doit changer"

[Au sujet des espagnoles qui s'expatrient pour trouver une vie meilleur]

"Je leur envoie un message d'encouragement, car c'est très courageux de prendre la décision de partir a l'étranger [...] et que petit à petit, notre situation changera. Je crois que c'est une tâche lente, de prise de conscience. Et que petit à petit cela changera, et pas seulement en Espagne mais aussi partout dans le monde. Car en vrai, il faut changer tout le système"

 

[Au sujet des jeunes de France et d'Allemagne qui vivent une situation un peu meilleur qu'en Espagne]

"Nous sommes dans la même situation, et que nous luttons pour changer les choses partout dans le monde. Parfois, ils ne sont pas si mal [que nous]. Mais, si nous allons bien mais que les gens a coté vont mal, alors les choses ne sont pas si bien"

"Que la majorité de la population du monde, vie un situation très compliquées, situation de pauvreté extrême. Ce sont des situation normales de ce système, et nous, nous l'alimentons avec notre forme de vie. Et nous devons assumer tout ce que nous faisons. Et nous vivons comme cela et que c'est comme ça... mais, non! nous devons changer les choses,et agir et prendre conscience, et changer les choses globalement".

 

[le dernier mot]

"à la lutte, à tout ceux qui sortent dans la rue [...] nous devons comprendre que notre force est notre union. Et que nous devons nous unir dans des grande manifestation mondial, un jour dans le monde entier"

 

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18 novembre 2013

Grève de la faim: Gisela

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La grève de la faim continue à la Puerta del Sol au centre de Madrid: Jorge (38 jours), Gisela (33 jours), Alex (32 jours),et Frank (18 jours). Avec le beau-temps, ils sont revenus sur la place. Toujours adosser à la statue de Carlos III, toujours devant l'insenbilité des touristes, l'ignorance des médias et le soutien de beaucoup d'espagnol.

 

Gisela a 45 ans, deux enfants de 17 et 19 ans. Elle est au chômage depuis un ans et demi. Elle obtient de l'état une aide de 426€ tout les mois, pour toute la famille, soit 3 personnes. Ils vont une fois par mois chercher des aliments à l'aide sociale de la ville.

Elle vis à un quarantaine de kilomètres de Madrid, le loyer est de 210€. Il leur reste donc 216€ par mois pour vivre: nourriture, habillement, énergie, santé et tout le reste...

Lorsqu'elle travaillait, elle gagnait 1250€ par mois, soit environ 3 fois plus qu'aujourd'hui. 

 

Gisela dit "lo que quiero cambiar es la mentalitad de la gente": "Ce que je veux changer, c'est la mentalité des gens [...] qu'ils soient plus conscient de ce qui se passe dans le pays. En vrai, de ce qui se passe pour nous tous."

"la vie serait plus simple si j'étatis seule, mais je m'occupe des enfants, ils doivent déjeuner, manger, s'occuper de la santé. S'ils leur manquent une paire de chaussures, un pantalon... Toutes ces choses, élémentaires... doivent sortir de ces 426€. Donc, je dois me torturer la tête comment y arriver avec ces ...210€ qui reste: comment le faire ?".

"En vrai, je ne sais pas qui est coupable (de la crise, de cette situation), car on nous a tant mentis, tant de fois, tant de gens... En vrai, je ne sais pas.. les banques, les grandes entreprises, les politiques qui ont mentis... tant de gens..."

"Avant, j'aurais trouvé du boulot en une semaine, et aujourd'hui rien.. et encore il te payerait moins"

"Donc ce changement si drastique, que je vis, si drastique...sincèrement, je ne sais pas qui tient la culpabilité.. un petit peu tout le monde qui contrôle le pays" 

Gisela dit aux gens de France et d'Europe: "Vous avez une des ces chances (de ne pas vivre une crise équivalente à ici)".

 

Gisela pensait qu'il y avait un salaire minimum élevé en Allemagne. Mais, cela n'éxiste pas là-bas. En Allemagne, on peux payer des gens 1€ de l'heure en tout l'égalité. Ce qui explique en partis les performances économiques du pays.

 

Taux de chômage: Espagne 26.3%, France 11%, Allemagne 5,3%

Taux de pauvreté: Espagne 21,8%, France 15%, Allemagne 15,8%.

Référence pauvreté en Europe

Référence chômage en Europe

 

Merci à Gisela pour son courage.

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15 novembre 2013

Grève de la faim avec le soutien de Juan Carlos Monedero

 

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Ce vendredi (15/11) les grévistes de la faim ont eu le soutien et l'intervention de Juan Carlos Monedero. Il est professeur de science politique et écrivain. Son discours est clairement à gauche. Un centaine de personne ont assistées à son intervention. Son mot d'orde "El media tiene que cambiar del lado" (soit "La peur doit changé de coté").

 

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On pouvait aussi entendre, scandé par le publique: "Quien sabe, peude" (soit "qui sait, peux").

Mr Momedero dénonce le virus de l'invidualisme, du capitalisme et de la compétition. Et propose de "Démarchéiser" notre société, c'est à dire reprendre le contrôle publique de service de base comme la santé, l'éducation, l'énergie, etc.. D'apres lui, il est inconcevable que ces services régalien soit privatisés.

Comme par exemple la propreté des rues de Madrid: les éboueurs sont désormais en grève.

 

Il compare les acteurs actuelles de la crise à des zombies. Les politiques font peurs, ils sont lents, ils sont bêtes mais très persévérants, travaillent ensemble, sont obscènes.

Mais, la population aussi est formé de zombies: dans son inaction.

Juan Carlos Monedero prend  même en exemple au programme du conseils national de la résistance française.

Il remercie, sous les applaudisements, les gréviste pour nous rapeller ce qu'est la politique: "La Lucha" ("La Lutte").

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