Aout 2010

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    A l'aéroport de Francfort, Allemagne, les musulmans du monde entier peuvent prier et rompent le jeûne du Ramadan en dignité.

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    L'aéroport offre déjà de multiples salles de prière pour toutes religions. Mais, depuis le début du Ramadan le 11 août, une cinquantaine de croyants fêtent la rupture du jeûne (“Iftar” en turc, “Eid al-Fitr” en arabe) à l'aéroport de Francfort dans une salle spécialement allouée par l'aéroport.
    Entre bureaux, polices, et administrations, on trouve dans le terminal 1 B, la salle 3015, une “salle de prière” ou “Meskit” comme le rappel Orhan Öcal, le responsable des lieux: “On ne la nomme pas mosquée mais Meskit ou salle de prière. Meskit est une petit salle de prière en Turquie, une 'Camii' (Moquée en turc) est un peu grand”.
    Les salles sont ouvertes 24h sur 24h et on y prie 5 fois par jours comme l'indique l'islam. Lors de la prière du vendredi, donné en langue allemande, on compte une centaine de fidèles et deux offices sont nécessaires.
    Orhan vient de Turquie ou il y a étudie la Théologie a l'université, mais il travaille depuis 14 ans Allemagne, depuis 10 ans pour Fraport (société privé qui gère l'aéroport) et depuis un an exclusivement pour les “affaires inter-culturels”. Il se décrit lui même comme partenaire de l'islam.

    La salle “3015”, décorée d'un magnifique tapis, est simple: une table, quelque armoires contentant des ouvrages religieux en différentes langues, un section pour femme séparer d'un rideau, et un Mihrab (petite niche décorée pour l'imam ou le responsable de la prière). Une porte donne accès aux toilettes où on peux se purifier avant de prier.
    A l'intérieur quelque croyants lisent, individuellement, le Coran. Ils ont tous une apparence bien différente: un homme noir en joli costume, une personne de type européenne, une autre paraît turc, une autre arabe, un autre est de toute évidence un travailleur de l'aéroport (veste jaune fluo, pantalon de travail).
    En effet, les travailleurs de l'aéroport, souvent d'origine étrangères, profitent de cette chance. Le succès est tel, que plusieurs autres salles on été aménagées ailleurs dans l'aéroport pour eux.
    On compte, aujourd'hui, 3 salles et une quatrième est prévu. Ceci dis, les autres religions ne sont pas oubliées: on trouve l'équivalent pour chrétiens, évangéliques, juifs. Les salles sont la plupart du temps situées les unes a coté des autres.
    Öcal tiens a souligner que la cohabitation avec les autres croyants se fait très bien et sans aucun soucis. Il dis ”Nulle contrainte en religion”. De plus, il souligne aussi les efforts de Fraport, qui a fournit un matériel (salles, entretien) et personnel. D'après lui, la plupart des autres aéroports ne sont pas aussi bien équipe.

    A partir de 20h, le repas de l'Iftar se prépare. Au menu, soupe de lentille, riz, salades variées, pommes de ter

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re, cuisses de poulet, pain, pastèque, baklava (pâtisserie très sucrée populaire au moyenne-orient, en Grèce, en Turquie...). Une demi-heure avant l' Eid al-Fitr, une annonce est faites dans l'aéroport.
    On fournit des plat à emporter. On sert les croyants qui arrivent lentement. Peu avant 21h, le jeûne peu être rompu: les participants, assis, les mains levés, récitent ensemble une prière, puis se passent les mains sur le visage. Ils peuvent désormais mangé et boire.
    Beaucoup sont des employés et la plupart d'origine étrangères. On compte aussi une pogné de femmes. La salles principal étant pleine, elle rompent le jeûne séparées.

    On parle allemand, mais aussi Français, arabe, turc... Cela dépend qui adresse la parole a qui. Un tunisien s'adresse a moi en Français mais répond a son collègue en arabe. Je discute avec Harun en turc mais ne peux parler avec les femmes qu'en allemand.
    L'allemand est la langue maternel de peu de monde mais la seule commune.

    Harun C. (56 ans) fête l'Iftar depuis 37 ans ici, a l'aéroport. Il vient de Nevşehir, Turquie et travaille au service des bagages. Ces facilités, offertes par l'aéroport, lui permettent de pratiquer dignement l'Islam. Une employée se confie et dit “ne pouvoir pas imagine l'aéroport sans la salle de prière“.