Du jeudi 20 au dimanche 23 octobre, a eu lieu, pour la 5e année consécutive, le festival du film kurde. Cette année de nombreux documentaires Turque mais aussi d'Irak, et de Belgique.

 

"Taşlaşan Vicdanlar" "La conscience dilapidé" est un film très dur du réalisateur Zeynal Koş. Des les premières minutes le ton est donné: des scènes d'arrestation brutal et de répressions sanglantes perpétrées par les force de sécurités turques. L’introduction se termine par une arrestation particulièrement violente: Un policier en attrapant un homme, lui met la main dans le dos avant de lui briser le bras.

Une anecdote: La Turquie alloue 7% de son budget à l'armée et 0,38% à la culture.

 

Il s'en suit des témoignages d'enfants devenu adultes racontant leur malheurs, de mères et de pères, ainsi que de militants des droits de l’homme.

"Daye dibê asîtî" (Ma mère veux la paix) du réalisateur Aziz Çapkurt, raconte le combat des mères de martyrs pour la paix. Les témoignages sont émouvants et authentiques. Ces mères pour la plupart kurde mais aussi turque se réunissent et manifestent dans tout le pays. Parfois, elle sont empêcher de se déplacer par les force de sécurité. Certains n'ont pas vu leur enfant, arrêté par la police ou l'armée, depuis plusieur années.

Le réalisateur, Aziz Çapkurt, était présent, et a participé aux quatre jours du festival.

"Direj" (La saleté) du réalisateur et acteur Yusef Cetin raconte les "saletés" dont les hommes sont capable dans un monde en guerre. Le film se fait le défenseur des femmes qui sont parfois victime de la "saleté" de la société.

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Yusuf Cetin a fait l'honneur de sa présence. Il a tenu a remercié les spectateurs présent tout en regrettant la faible diffusion de son film. Il ne cherche pas a devenir riches mais a faire passer un message, essaye d'aider a "faire un monde meilleur". Il explique que malheureusement, ce genre de chose arrive et qu'il faut en parler pour le combattre.

Le cinéaste a encourager son jeunes collègue Aziz Çapkurt, lui aussi, présent et lui souhaite le succès.

 
"Min Dît" (Les enfants de Diyarbakir) du réalisateur Miraz Bezar a été entièrement tourné à Diyarbakır (capital des kurdes, prononcé "Diyarbakeur") et avec trés peu de moyen. Le film met pour une fois, en avant, les vrai victimes de la guerre civil qui a fait rage dans le sud/est de la Turquie dans les année 90: les enfants.

Des les premiers minutes le ton est donné: Gulîstan et Fırat (prononcé Feuratte) voient leur père, journaliste, et leur mère assassinés devant leur yeux, par les services secrets turcs.

 

 

Ce film est un véritable compte moderne qui éclaircie sur les problèmes lie à la pauvreté et à la guerre civil. Une petite merveille. La performance de l'actrice principal, Şenay Orak (Gülîstan dans le film, prononce Gulistan) est bluffante. Le film est a la fois en Kurmancî (un des quatre langue kurde) et en turque, tout comme dans le Kurdistan turque actuel.

C'est le film du festival qu m'as le plus touché. À allez voir si possible.

Il a gagne plusieurs prix dont le prix spécial du Jury au festival du film d'Antalya (Turquie). Les jeunes turcs ont bien pris le film mais certains parties de la société n'acceptent toujours pas que l'on critique la politique de la Turquie à cette époque.

 

Le festival montre que malgré de très faible moyen un cinéma Kurde existe et se développe.