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Le 21 juillet 2012 et en cette fin de semaine, alors que les yeux du monde sont rivés sur Damas, la capital, quelques villes au nord de la Syrie (Kurdistan de l'ouest) sont passé au mains de force kurde du l'Union de défense du peuple (YPG). Les villes libérées sont Kobani, Efrin et Cindirêsê.

Les expatriés en Europe, regardant les dernières informations sur "Nuce TV" (chaîne qui succède a RojTV qui a été interdis). À la vu du drapeau kurde, rouge-jaune-vert, flottant sur les toits, les visages se décrispent, l’émotion est palpable, on sent une satisfaction. "Un grand Kurdistan", cette idée tabou et belle et bien dans toutes les têtes.

 

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L'YPG annonce que les combats, qui ont commencés le 19 juillet au matin, ont permis de libérer la ville de Kobanê, Efrin et Cindirêsê ont suivi. On est sans nouvelle de la ville de Qamişlo où les communications sont coupées. L’union de défense du peuple a lancé un appel "Tüm Kürt gençlerini, halkın değerleri için ulusal görev bilinciyle harekete geçmeye ve Halk Savunma Birlikleri’ne katılmaya çağırıyoruz" soit "A tous les jeunes kurde, pour défendre nos droits, nous vous appelons au service national et à rejoindre les rangs de Union de défense du peuple".

 

Petite remarque, les kurdes vivant au nord de la Syrie n'ont pas d’identités officielles. Au contraire des kurde de Turquie que le gouvernement veux assimiler en leur donnant des papiers en bonne édu-forme, en Syrie les kurdes "n'existent" pas.

 

Article en Francais

Article de Yeni Özgur Politika (quotidien pro-kurde)

Les représailles pourraient venir du régime de Bachar El Assad s'il reprend le contrôle du reste du pays, des autres insurgés ou de l'armée turque tout proche. La situation est tendu. Le faible état kurde en Iraq est au milieu de ses puissants voisins (Iran, Turquie) bien isolé. L'histoire kurde est parsemé de nombreuses rebellions qui ont été réprimés dans le sang.

Cette situation ne plaira pas au gouvernement turque. Alors qu'en Turque la répression et la résistance s'intensifie, un Kurdistan indépendant au nord de la Syrie actuelle (au sud de la Turquie) et gouverné par l'YPG, ferait une base de replis idéale pour le PKK. Pour couronner le tout, ce Kurdistan la aurai aussi des frontière commune avec l'État fédéral Kurde d'Iraq.